Élections cantonales françaises de 1994

Les élections cantonales françaises de 1994 ont lieu les et . Ces élections se déroulent seulement un an après les élections législatives et un an avant le scrutin présidentiel, qui abaisse l'enjeu de l'élection.

Résultats

Les résultats confirment le redressement des socialistes, malgré la perte de la Creuse. La majorité de droite (RPR et UDF) perd les conseils généraux de la Dordogne, de la Gironde et de La Réunion. Alors que le premier tour avait permis à la droite d'enregistrer de bons résultats, le second tour tourne à l'avantage de la gauche (et singulièrement du Parti socialiste). Les électeurs auraient alors sanctionné le gouvernement Balladur en réaction au CIP (d'ailleurs suspendu le lendemain en fin de matinée)[1].

Le nombre de cantons passe de 1 952 (1985) à 1 922.

Résultats en métropole[2],[3],[4]
Tendances1er tour2d tourSièges
Voix%Voix%Nb.
Parti socialiste2 413 35122,552 363 80729,86498
Rassemblement pour la République1 673 40115,631 600 26620,21368
Union pour la démocratie française1 652 58915,441 452 79318,35394
Divers droite1 445 17213,501 066 62613,47345
Parti communiste français1 221 76911,42611 0217,72139
Front national1 062 6209,93207 8032,623
Divers gauche537 7655,02458 8935,80114
Mouvement des radicaux de gauche130 2821,2273 5480,9335
Les Verts283 2792,6514 2340,183
Génération écologie99 8930,9315 3750,192
Extrême gauche68 7210,6432 5240,4115
Divers67 3140,6318 5970,236
Régionalistes30 8750,292 0010,030
Extrême droite15 9870,1500,000
Inscrits18 545 936100,0014477506100,00
Votants11 202 08760,40851030258,78
Exprimés10 703 01895,54791748893,03

Notes et références

Bibliographie

  • Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995, Nouvelle histoire de la France contemporaine no 19, Seuil, Paris, 1998