Conduite automobile
English: Driving

Un test de conduite en Allemagne.

La conduite automobile est une activité sensori-motrice consistant à faire fonctionner une automobile dans le but de se déplacer. Elle peut être également définie comme une activité collective dans un espace social. Elle est soumises à des règles : le code de la route et celles du savoir-vivre et savoir-être. Elle nécessite des savoirs et des savoir-faire (interprétations, techniques et manipulations) édictés en France par le programme national de formation, le REMC (Référentiel pour l'Éducation à une Mobilité Citoyenne) remplace le PNF depuis le 5 aout 2014. Sur les routes ouvertes à la circulation, elle est subordonnée à l'obtention d'un permis de conduire.

Description

La conduite automobile est généralement interdite aux personnes trop jeunes et par ailleurs soumise à l'obligation d'obtenir au préalable un permis de conduire correspondant au véhicule utilisé. Un accident de la route peut être la conséquence d'une mauvaise conduite.

La conduite automobile est soumise à une obligation d'assurance.

L'activité de conduite automobile est considérée comme un travail. Conduire, c’est utiliser PADA (sigle mnémotechnique) :

  • P → Percevoir : Savoir trier, savoir où regarder quand on circule
  • A → Analyser : Faire des hypothèses sur ce qui peut se passer, par rapport à ce que l'on a perçu
  • D → Décider : Déterminer l’hypothèse la plus probable, se préparer à agir (anticiper) face à ce que l'on a prévu
  • A → Agir : Faire les gestes correspondant à la décision.

À chaque période de conduite, le conducteur effectue ces tâches.

Le cycle PADA n'est pas forcément répété à chaque fois, si la décision n'implique pas d'action, le cycle est alors réduit (PAD puis PAD puis PAD… puis PADA). Cette perception plus poussée va permettre d'émettre d'autres hypothèses en cherchant d'autres informations amenant à décider d'agir (à bon escient). Dans la perception active, il y a déjà de l’analyse :

  • la perception est guidée par les hypothèses ;
  • la prise de décision implique une recherche d’information complémentaire.

Aide à la conduite

Différents systèmes sont utilisés pour améliorer la sécurité des automobiles :

  • ABS : évitant le blocage complet des roues en cas de freinage brusque ;
  • ESP : stabilisateur électronique de trajectoire évitant la perte de contrôle du véhicule lors de manœuvre trop brusques par rapport au conditions d’adhérence ;
  • DST, détecteur des conditions d'adhérence[réf. nécessaire] ;
  • Système anti-collision ; dont ceux en
  • Détection de piétons ;
  • Détecteur de fatigue, d'inattentions et de vigilance du conducteur. :
  • Alerte de franchissement involontaire de ligne (AFIL) ;
  • Systèmes anti-collision de seconde monte (aftermarket), qu'il est possible d'installer sur tout véhicule en circulation

Les systèmes proposés par Mobileye (composés d’une caméra intelligente et d’un écran LED posé sur le tableau de bord) proposent plusieurs types d’alertes sonores et visuelles en temps réel d’aide à la conduite.

  • Alerte de Collision Frontale (ACF)
  • Alerte de Collision Piéton et cycliste (ACP)
  • Alerte de Distance de Sécurité (ADS)
  • Alerte de Franchissement de Ligne (AFL), aussi appelée Alerte de franchissement involontaire de ligne (AFIL)
  • Fonction de Contrôle des Phares Intelligents (CPI)
  • Fonction d’Indication de Limitation de Vitesse (ILV)

Législation sur la santé, sécurité et conduite

La sécurité au volant d'un véhicule est incompatible avec la prise excessive d'alcool, de drogues ou un manque de sommeil.

Dans certaines pays, un contrôle médical d'aptitude est exigé pour le passage du permis de conduire ou son renouvellement pour certains candidats.

En France

En France un contrôle médical d'aptitude est exigé des personnes ayant perdu la totalité de leurs points (décret du 17 juillet 2012 en France[1]). Dans ce dernier cas, le contrôle évalue l'aptitude physique, cognitive et sensorielle du candidat. Il est pratiqué par un médecin agréé par le préfet, un consultant hors commission médicale, ou des médecins siégeant dans une commission départementale ou interdépartementale.

En 2012, une commission médicale d'appel doit être créée dans chaque département[1].

L'Afssaps a classé les médicaments en trois niveaux de risques signalés par l'un des trois pictogrammes :

  • niveau 1 «Soyez prudent», couleur jaune, présentent un risque pour la conduite qui doit être considéré au niveau individuel
  • niveau 2 «Soyez très prudent», couleur orange, présentent un risque pour la conduite qui nécessite l'avis d'un professionnel (médecin, pharmacien)
  • niveau 3 «Attention, danger: ne pas conduire», couleur rouge, présentent un risque pour la conduite qui nécessite l'avis d'un médecin avant la reprise de la conduite[2] Un médicament de niveau 3 a notamment fait l'objet d’attention dans l'enquête sur l'Accident de Millas[3].

Risques

Par rapport aux accidents qu'elle peut générer, la conduite féminine semble être — d'après les statistiques — moins accidentogène que la conduite masculine[4].

Notes et références

  1. a et b Décret n° 2012-886 du 17 juillet 2012 relatif au contrôle médical de l'aptitude à la conduite, JORF n°0166 du 19 juillet 2012 page 11844
  2. [PDF] Médicaments et conduite automobile, sur sante.fr de mars 2009, consulté le 4 avril 2019
  3. Accident de Millas: la conductrice du car était sous traitement contre l'insomnie, sur lefigaro.fr du 4 avril 2019, consulté le 4 avril 2019
  4. Comportements au volant. Hommes ou femmes, qui conduit le mieux ?, actu.fr du 9 juillet 2016, consulté le 20 janvier 2018

Annexes

Articles connexes

Liens externes