Corinne Goetzmann

Corinne Goetzmann est une magistrate française.

Carrière

Diplômée en 1990 de l’École nationale de la magistrature, Corinne Goetzmann entame une longue carrière de juge d'instruction[1]. Elle officie à Bar-le-Duc, à Pontoise puis à Paris pendant 12 ans où elle travaille en particulier à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée, chargée de la criminalité organisée). En 2009, elle participe à la commission Léger sur la réforme de la justice pénale. Elle en démissionne quand elle apprend, alors que les travaux de la commission ne sont pas terminés, que le président Nicolas Sarkozy souhaite supprimer les juges d'instruction, ce qu'il ne fera finalement pas[2].

En 2013, elle rejoint le tribunal de Bobigny où elle devient présidente de la 13e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance[3] pendant 3 ans. Puis elle préside la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Au cours de sa carrière, elle est chargée d'instruire ou de juger différents dossiers médiatiques comme le gang des barbares[4] ou la fusillade de Villiers-sur-Marne au cours de laquelle meurt la policière Aurélie Fouquet. C'est elle qui préside le procès de l'Affaire de Tarnac et qui prononce la relaxe des inculpés après trois semaines de débat[5],[6],[7].

Références

  1. « La juge Corinne Goetzmann en deux mots : rigueur et indépendance », France Inter,‎ (lire en ligne)
  2. « « J'ai l'impression d'avoir été prise au piège » », leparisien.fr,‎ 2009-01-13cet07:00:00+01:00 (lire en ligne)
  3. « Au tribunal de Bobigny, le quotidien de la « chambre du shit » », sur Le Monde.fr (consulté le 16 avril 2018)
  4. « La justice retient le motif de "crime raciste" pour le meurtre d'Ilan Halimi », sur Le Monde.fr (consulté le 16 avril 2018)
  5. « Tarnac : les leçons d’un naufrage », sur Le Monde.fr (consulté le 16 avril 2018)
  6. « Julien Coupat : "Ces gens ont saccagé nos vies, ils nous ont traînés dans la boue !" », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  7. « Les plaidoiries au procès de Tarnac : « Il est temps de les libérer de ce fiasco ! » », sur Le Monde.fr (consulté le 16 avril 2018)

Liens externes