Françoise Martres

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Françoise Martres
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Fonction
Présidente
Syndicat de la magistrature
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Biographie
Naissance
Activité

Françoise Martres est une magistrate française née en 1957.

Elle est vice-présidente de la cour d’appel de Bordeaux et ancienne présidente du Syndicat de la magistrature (SM).

Biographie

Carrière professionnelle

Fille d’un médecin militaire et d’une mère au foyer, son engagement syndical démarre lors de ses études à l’Ecole nationale de la magistrature en 1980. En 1982, elle est Juge d’instruction à Saintes. En 1996, elle est nommée Vice-présidente du tribunal de grande instance de Versailles jusqu'en 2005 où elle devient Conseillère de la chambre sociale de la cour d’appel d’Agen[1].

En 2013, Françoise Martres devient présidente du Syndicat de la magistrature. Lié à l'affaire du "Mur des cons", plusieurs refus de promotion lui ont été opposés en 2016 et 2017. Le Conseil d'Etat a rejeté le recours de Françoise Martres sur fondement de discrimination lié à son appartenance syndicale [2].

En juin 2017, Nicole Belloubet, ministère de la justice, propose la candidature de Françoise Martres, pour un poste de première vice-présidente adjointe au tribunal de grande instance de Bordeaux. Par décret du président de la République publié au Journal officiel de la République française, elle est nommée officiellement après avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature[3]. Plusieurs candidats ayant postulé pour ce poste, cette nomination suscite des interrogations sur les liens de Nicole Belloubet avec les syndicats[4].

Affaire "murs des cons"

Article détaillé : Mur des cons.

Françoise Martres est en poste au moment de la révélation de cette affaire du "Mur des cons". Cette affaire, révélé en avril 2013 par le journal Atlantico et un journaliste de France 3, consistait en un trombinoscope de dizaines de photos, épinglant des politiques, essentiellement de droite, des magistrats, journalistes ou intellectuels et deux particuliers dont Philippe Schmitt, dont sa fille avait été tuée en 2007 dans le RER et un autre plaignant d’une jeune fille violée et assassinée en 1991 par Guy Georges[5].

Le 17 février 2014, Françoise Martres a été mise en examen et visée par douze plaintes de personnalités épinglées sur le “mur[6].

Classée à gauche, voire extrême gauche, Françoise Martres dénonce une manipulation partisane de l'opposition politique en déclarant « Le Syndicat de la Magistrature est un syndicat de gauche alors certains ne le supportent pas mais cela n'a rien à voir ensuite avec notre partialité et notre impartialité ». Dans une lettre ouverte destinée à la ministre de la Justice, Christine Taubira, elle critique ensuite la « saisine consternante » du CSM. Christine Taubira estime qu'il est impossible de "déterminer des responsabilités personnelles" et, donc, de demander des sanctions[7]. Elle reçoit également le soutien de Jean-Luc Mélenchon[8] qui dénonce une atteinte à "la liberté d'expression".

Dans un premier temps, le parquet requiert la relaxe du fait que Françoise Martres n’aurait pas souhaité rendre public l'affichage litigieux ; celui-ci étant accroché dans un « lieu privé ». Le magistrat estime par ailleurs que le délit tombe sous le coup de la prescription. Néanmoins, en 2015, le renvoi en correctionnelle est décidé, sur le fait que la dirigeante syndicale est elle-même à l'origine de la publicité du panneau de photos injurieusement épinglées en ayant introduit un journaliste dans la pièce[9],[10].

Cinq ans après, fin 2018, lors de son procès, elle admet entre autres, (...) «Je ne dis pas que c'est intelligent, je dis que ce n'est pas l'ignominie absolue dont on parle tout le temps »[11] (...) . Le tribunal correctionnel de Paris condamne Françoise Martres, seule prévenue dans l'affaire, pour «injure publique» et lui inflige une amende de 500 € avec sursis[12] ainsi qu’à verser 5 000 euros de dommages et intérêts et 10 000 euros au titre des frais de justice au seul plaignant restant soit Philippe Schmitt[13],[14].

Références

  1. « Françoise Martres. Solide comme un mur », sur https://www.liberation.fr/, (consulté le 6 février 2018)
  2. « Le « mur des cons » nuit à la carrière d’une ancienne présidente du Syndicat de la magistrature », sur www.dalloz-actualite.fr, (consulté en février 2018)
  3. « Décret du 16 août 2017 portant nomination (magistrature) », sur https://www.legifrance.gouv.fr/, (consulté le 6 février 2018)
  4. « Justice: la juge mise en examen pour le mur des cons bénéficie d’un traitement bienveillant », sur https://www.causeur.fr/, (consulté en février 2019)
  5. « La vice-présidente de la cour d’appel de Bordeaux devant la justice », sur http://www.infos-bordeaux.fr/, (consulté le 6 février 2019)
  6. « "Mur des cons" : la présidente du Syndicat de la magistrature renvoyée en correctionnelle pour "injures publiques" », sur https://www.atlantico.fr, (consulté le 6 février 2018)
  7. « "Mur des cons". "Il est impossible de demander des sanctions" selon Taubira », sur https://www.letelegramme.fr, (consulté le 6 février 2019)
  8. « "Mur des cons" : "une provocation monstrueuse" contre les magistrats », sur https://www.lepoint.fr/, (consulté le 6 février 2018)
  9. « « Mur des cons » : procès renvoyé en correctionnelle », sur https://www.lequotidien.lu, (consulté en février 2018)
  10. « Le "Mur des cons" en procès », sur https://www.lexpress.fr, (consulté le 6 février 2019)
  11. « Au procès du «Mur des cons», la magistrate poursuivie défend un «exutoire» », sur www.rfii.fr, (consulté le 6 février 2019)
  12. « Le tribunal de Paris condamne le «mur des cons» », sur lefigaro.fr, (consulté le 6 février 2019)
  13. « Le père d’Anne-Lorraine Schmitt, seul rescapé du Mur des Cons », sur https://actu.fr/, (consulté le 6 février 2019)
  14. « "Mur des cons" : l'ex-présidence du Synidcat de la Magistrature condamnée pour injures publique envers le père d'une jeune fille tuée », sur lemonde.fr, (consulté le 6 février 2019)

Liens externes