Interpol

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Organisation internationale de police criminelle (fr)
International Criminal Police Organization (en)

Logo d'Interpol
La carte des membres d'Interpol

Devise : « Relier les polices pour un monde plus sûr[1] »

Situation
RégionMonde Monde
Création
Ancien nomCommission internationale de police criminelle (CIPC)
TypeOrganisation internationale
SiègeCité internationale
Drapeau de la France Lyon (Rhône-Alpes)
Coordonnées 45° 46′ 56″ N, 4° 50′ 54″ E
LangueFrançais
Anglais
Espagnol
Arabe
Budget113 millions d'euros (2017)[2]
Organisation
Membres192 pays
Effectifs819 (2014)
PrésidentDrapeau de la Corée du Sud Kim Jong-yang
Secrétaire généralDrapeau de l'Allemagne Jürgen Stock
Personnes clésJohann Schober
(premier président de la CIPC)
Louis Ducloux
(Secrétaire général d'Interpol)

Site webwww.interpol.int/fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Organisation internationale de police criminelle (fr) International Criminal Police Organization (en)

Géolocalisation sur la carte : Lyon

(Voir situation sur carte : Lyon)
Organisation internationale de police criminelle (fr) International Criminal Police Organization (en)

Interpol ou Organisation internationale de police criminelle (OIPC) est une organisation internationale créée le 7 septembre 1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Son siège est situé à Lyon en France.

Interpol est connue pour délivrer, entre autres, des notices rouges, documents d'alerte qui une fois publiés permettent d'assurer la traque planétaire de criminels recherchés dans le monde. Ces documents qui contiennent des éléments d'identification et des éléments juridiques sur les individus recherchés sont diffusés à travers 192 pays membres. Ils facilitent grandement le travail des polices nationales en leur permettant d'identifier, de localiser et d'arrêter des individus recherchés sur la base de n'importe quel contrôle à des fins d'extradition[3].

Sa devise est : « Relier les polices pour un monde plus sûr », et sa mission : « Prévenir et combattre la criminalité grâce à une coopération policière internationale renforcée »[1].

Historique

Les prémices de la création d'Interpol datent du début du XXe siècle. Cette idée de police internationale avait été émise par Edmond Locard, grand professeur de médecine légale, qui fonda à Lyon (sa ville) en 1910 le premier laboratoire de police scientifique au monde. Celui-ci se trouvait en 1905 au VIe Congrès d’anthropologie criminelle, à Turin. Parmi les personnages importants qui s'y trouvent, il y rencontre le criminologue français Alphonse Bertillon, le professeur italien de médecine légale et psychiatre Cesare Lombroso, ainsi que le criminologue et photographe suisse Rodolphe Archibald Reiss. En voyant ce beau monde, Edmond Locard se rend compte qu'afin de lutter contre le crime international, il faut user d'une police internationale[Note 1]

L'idée se poursuit en 1914, lors du premier Congrès international de police criminelle : des officiers de police, juristes et magistrats de 14 pays se réunissent à Monaco à l'initiative du prince Albert Albert Ier, pour discuter des procédures d'arrestation et d'extradition, techniques d'identification et centralisation des fichiers. La Première Guerre mondiale suspend cette initiative.

L'organisation est créée le lors du deuxième Congrès à l'initiative de Johann Schober, le directeur de la police de Vienne qui réunit dans sa ville les responsables des forces de polices de vingt pays pour fonder la Commission internationale de police criminelle (CIPC).

En 1942, à la suite de l'Anschluss, la CIPC passe sous le contrôle de la Gestapo et son siège, de Vienne, est transféré à Berlin. La plupart des pays membres cessent alors leur coopération. L'organisation renaît en 1946 sous l'égide de la France, de la Belgique, du Royaume-Uni et des pays scandinaves. En 1956, le statut est modernisé et la CIPC devient « Organisation internationale de police criminelle-Interpol ».

Après la guerre, Interpol donne l'ordre, en interne, de ne pas poursuivre les crimes liés au régime nazi, sous le prétexte qu'ils étaient « de nature politique »[Note 2].

Elle est reconnue en tant qu'organisation intergouvernementale par l'ONU en 1971 et l'année suivante un accord de siège est conclu avec la France. En 2003, un centre de commandement et de coordination est instauré et en 2004, Interpol se dote d'un bureau de liaison au siège de l'ONU à New York[4].

En 2008, le président d'Interpol Jackie Selebi est contraint de démissionner, accusé d'avoir été corrompu par un narcotrafiquant[5]. Il est condamné à 15 ans de prison pour corruption par le tribunal de Johannesburg le 3 août 2010.

Le , Interpol annonce avoir reçu la démission de son président Meng Hongwei[6], qui n'avait plus donné signe de vie depuis son départ en Chine, fin septembre 2018[7],[8],[9]. L'office chinois de lutte contre la corruption annonce par la suite que Meng Hongwei fait l'objet d'une enquête pour violations présumées de la loi [6].

Siège

Siège social d'Interpol à Lyon, France.

Le siège d'Interpol est situé dans le quartier de la Cité internationale, au 200, quai Charles-de-Gaulle, dans le 6e arrondissement de Lyon en France, depuis le 1er mai 1989. Auparavant, l'organisation était basée à Paris dès 1946 puis rue Armengaud à Saint-Cloud en 1967.

Elle dispose par ailleurs de sept bureaux régionaux :

dont trois représentations :

Pays membres

Interpol regroupe un total de 192 pays membres[2], Chaque pays membre dispose d’un Bureau central national (National Central Bureau (NCB)) assurant la liaison entre sa police nationale et celles des autres pays pour former le réseau mondial[13]Voici la liste des pays membres de l'organisation :

Bureaux régionaux

Membres des Nations unies, non membres d'Interpol

États et entités partiellement reconnus sans adhésion ou bureau

États non reconnus sans membre ou statut de sous-bureau


Source : (en) États membres et territoire non incorporé sur la Wikipédia en anglais.

Structure

La structure de l'OIPC est la suivante :

  • l'assemblée générale, instance suprême de l'organisation, qui regroupe une fois par an l'ensemble des délégués des États membres, élit le comité exécutif, définie via des résolutions la politique générale, les moyens ;
  • le comité exécutif, composé de 13 personnes dont le président, surveille l’exécution des décisions de l’assemblée générale, oriente l’action de l’organisation ;
  • le secrétariat général met en œuvre les missions de l’organisation via ses sept bureaux régionaux et ses représentants spéciaux auprès des Nations Unies et de l’Union européenne ;
  • les bureaux centraux nationaux assurent la liaison entre les services de police et l’organisation (en France, le BCN est rattaché à la division des relations internationales de la direction centrale de la police judiciaire)[14] ;
  • la commission de contrôle des fichiers d’Interpol a pour but de vérifier la conformité des traitements des données à caractère personnel avec la réglementation.

Actuellement, le poste de président d'Interpol est surtout honorifique, sa gestion quotidienne étant assurée par le secrétaire général[15].

Secrétaires généraux

Le secrétaire général Ronald Noble au 6e congrès global sur la lutte contre la contrefaçon et le piratage (2011).
  • Drapeau de l'Autriche : Oskar Dressler (1923 - 1945)
  • Drapeau de la France : Louis Ducloux (1946 - 1951)
  • Drapeau de la France : Marcel Sicot (1951 - 1963)
  • Drapeau de la France : Jean Népote (1963 - 1978)
  • Drapeau de la France : André Bossard (1978 - 1985)
  • Drapeau du Royaume-Uni : Raymond Kendall (1985 - 2000)
  • Drapeau des États-Unis : Ronald K. Noble (2000 - 2014)
  • Drapeau de l'Allemagne : Jürgen Stock (depuis 2014)[16]

Présidents depuis la fondation en 1923

Présidents de la Commission internationale de police criminelle (1923 - 1946) :

Présidents d'Interpol depuis 1946 :

  • Drapeau de la Belgique : Florent Louwage (1945-1956)
  • Drapeau du Portugal : Agostinho Lourenço (1956-1960)
  • Drapeau du Royaume-Uni : Richard Jackson (1960-1963)
  • Drapeau de la Finlande : Fjalar Jarva (1963-1964)
  • Drapeau de la Belgique : Firmin Franssen (1964-1968)
  • Drapeau : Allemagne de l'Ouest : Paul Dickopf (1968-1972)
  • Drapeau du Canada : William Leonard Higgitt (1972-1976)
  • Drapeau de la Suède : Carl Persson (1976-1980)
  • Drapeau des Philippines : Jolly Bugarin (1980-1984)
  • Drapeau des États-Unis : John Simpson (1984-1988)
  • Drapeau de la France : Ivan Barbot (1988-1992)
  • Drapeau du Canada : Norman D. Inkster (1992-1994)
  • Drapeau de la Suède : Björn Eriksson (1994-1996)
  • Drapeau du Japon : Toshinori Kanemoto (1996-2000)
  • Drapeau de l'Espagne : Jesús Espigares-Mira (2000-2004)
  • Drapeau d'Afrique du Sud : Jackie Selebi (2004-2008)
  • Drapeau de Singapour : Khoo Boon Hui (2008-2012)
  • Drapeau de la France : Mireille Ballestrazzi (2012-2016)
  • Drapeau de la République populaire de Chine : Meng Hongwei (2016-2018)[17]
  • Drapeau de la Corée du Sud : Kim Jong-yang (depuis 2018)[Note 4]

Fonctionnement et mode d'intervention

Le système des notices internationales

Principe

Les notices sont des messages d'alerte internationaux diffusés par l'Organisation internationale de police criminelle connue sous le nom d'Interpol utilisés par les services de police pour communiquer à leurs homologues du monde entier des informations sur des infractions, des malfaiteurs et des menaces. Interpol les diffuse à tous ses pays membres à la demande d'un pays membre ou d'une entité internationale autorisée[3].

Les informations diffusées via ces notices sont de natures diverses et peuvent concerner :

  • des personnes recherchées pour des infractions graves ;
  • des personnes disparues ;
  • des personnes décédées non identifiées ;
  • des menaces potentielles ;
  • des évasions de personnes détenues ;
  • des modes opératoires de malfaiteurs

En sommes, les notices ont pour but d'attirer l'attention sur les infractions et événements graves.

Bien que l'expression « mandat d'arrêt international » soit encore largement utilisée par la presse et les médias francophones, Interpol précise bien que les notices, notamment les notices rouges, ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux[18], elles appuient simplement des mandats d'arrêt nationaux ou européens contre certains individus pour rendre plus facile leur arrestation à des fins d'extradition, mais en aucun cas elles ne se substituent à ces mandats décidés par des juridictions nationales ou européennes ou par la Cour pénale internationale (CPI) ou un Tribunal pénal international (TPI). Cette expression est donc obsolète et surtout impropre concernant les notices rouges d'Interpol qui ne sont pas délivrées par une juridiction, mais par l'organisation elle-même.

Historique

C'est en 1946 qu'Interpol a mis en place le système des notices internationales. Au départ, l'Organisation a créé six types de notices, toutes de couleur différente : rouge, bleu, vert, jaune, noire et mauve. En 2004, une septième notice a été ajoutée, la notice orange[19].

En 2005, Interpol met en place une huitième notice, la notice spéciale INTERPOL-Conseil de sécurité des Nations unies à la faveur de la résolution 1617 du Conseil de sécurité de l'ONU afin d’offrir au Conseil de sécurité un outil efficace pour l’aider à remplir ses prérogatives en ce qui concerne le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes décidés à l’encontre des personnes et entités liées à Al-Qaïda et aux talibans. Cette notice est officiellement adoptée lors de la 74e assemblée générale d'Interpol qui s'est tenue du 19 au 22 septembre 2005 à Berlin[20].

Les différentes notices internationales

Il existe huit types de notices ayant chacun un but différent[21]. La notice la plus connue est la notice rouge qui permet de faciliter la localisation et l'arrestation de criminels et fugitifs.

Type de noticeSignification
Notice rougeUtilisée pour demander la localisation et l'arrestation d'une personne recherchée par une autorité judiciaire ou par un tribunal international en vue de son extradition.
Notice bleueUtilisée pour recueillir des informations complémentaires sur des individus concernant leur identité, leur lieu de séjour ou leurs activités illicites dans le cadre d'une enquête criminelle.
Notice verteUtilisée pour alerter et communiquer des informations de police sur des individus constituant une menace pour la sécurité publique et ayant commis des activités criminelles tout en étant susceptibles de récidiver dans d'autres pays.
Notice jauneUtilisée pour aider à retrouver des personnes disparues, en particulier des mineurs, ou à identifier des personnes qui ne peuvent le faire en raison de leur incapacité.
Notice noireUtilisée pour recueillir des informations sur des personnes décédées dont le corps n'a pas été identifié.
Notice spéciale INTERPOL-Conseil de sécurité des Nations uniesUtilisée pour appeler l'attention des polices sur des individus ou groupes visés par les sanctions prises par le Conseil de sécurité de l'ONU.
Notice orangeUtilisée pour alerter la police, les organismes publics et les autres organisations internationales sur les matières dangereuses, les actes criminels ou les événements qui sont susceptibles de constituer une menace pour la sûreté publique.
Notice mauveUtilisée pour communiquer des informations à modi operandi, procédés, objets, appareils et cachettes utilisés pour perpétrer des actes criminels.

Forme et modes de diffusion

Les notices peuvent renfermer des informations de deux types :

  • des éléments d'identification (comprenant le signalement, une photographie, les empreintes digitales, les numéros des pièces d'identité... des individus recherchés) ;
  • des éléments juridiques (comprenant la qualification de l'infraction dont l'individu est accusé, les références des lois sur lesquelles se fonde l'accusation ou la condamnation, les références du mandat d'arrêt ou de la décision de justice...).

Le Secrétariat général procède à la publication et à la diffusion des notices rouges de sa propre initiative ou à la demande de Bureaux centraux nationaux (B.C.N.) ou d’entités internationales autorisées. L'ensemble des notices rouges est diffusé sur le site web d'Interpol et est accessible à tous les internautes. Le contenu de certaines notices, sous forme d'extraits, est parfois aussi publié sur le site web si l'entité demandeuse accepte qu'Interpol diffuse ces informations au grand public.

Chiffres clés

D'après le rapport annuel relatif à l'année 2016, 12 878 notices rouges ont été publiées tandis que 47 265 étaient en cours de validité. Concernant les notices jaunes, 2 675 ont ét publiées et 8 862 étaient en cours de validité[22].

Diffusion des notices de l'OIPC depuis 2000
AnnéeRougeBleueVerteJauneNoireInterpol-ONUOrangeMauveNouvelles noticesNotices en cours de validité
20001 0777761215103
20011 4186313145721 71110 131
20021 2129414916911001 6843 555
20031 3781592661671332 0371 702
20041 924779962411213 16113 586
20052 34324133227170473 26815 323
20062 8043597631611427994 557NC
20083 126304664385912674 59623 898
20095 0205221 13947210317177 290NC
20106 3445211 3341 80385192915 70835 318
20117 6787051 1321 0591043031815 70840 886
20128 1361 0851 4771 69114178311620 13046 994
20138 8571 6911 0041 889117794310213 78252 880
201410 7182 3551 2162 81415372297517 43260 187
201511 4923 9131 2482 505129513613919 51367 491
Sources : rapports annuels de l'OIPC

Limites

Limitations tenant à la nature de l'organisation

À cause du rôle politiquement neutre qu'elle doit jouer, la Constitution d'Interpol lui interdit d'intervenir dans les affaires ne concernant qu'un pays membre, ou les crimes militaires, politiques, religieux ou raciaux. Ses activités tournent autour du trafic et production de drogue, du terrorisme, du blanchiment d'argent, du crime organisé et de la criminalité transnationale.

Il faut ajouter que, contrairement à ce que son nom indique, Interpol n'est pas à proprement parler une organisation policière. Il s'agit plutôt d'une structure d'étude et d'analyse sur la criminalité et le terrorisme. C'est une sorte de grande base de données pour les pays membres, qui produit de l'expertise et de la connaissance. Il n'y a pas de « service action » dans cette organisation : les interventions sont menées par les polices de chaque pays, parfois de manière conjointe (auquel cas un des rôles d'Interpol est de faciliter la collaboration, en améliorant la communication, etc.).

Limitations structurelles

La situation actuelle d'Interpol est marquée par d'importants problèmes structurels tenant essentiellement à deux raisons :

  • le budget notoirement insuffisant. Depuis des années, Interpol a des difficultés financières : son budget actuel est d'environ 80 millions d'euros seulement[23]. Alors que la police Internationale a promis de ne pas augmenter les cotisations des 190 États membres, elle se tourne vers le secteur privé. En juin 2011 déjà, la Fédération internationale de football (FIFA) a fait un don de 20 millions d'euros. Un an plus tard, en juin 2012, Interpol annonce une enveloppe de 15 millions d'euros du premier fabricant de cigarettes au monde, Philip Morris[24],[25]. En mars 2013, des géants de l'industrie pharmaceutique tels que Sanofi, Pfizer et Novartis[26] signent un chèque de 4,5 millions d'euros au service international de police Interpol[27],[28],[29].
  • le nombre élevé de pays participants rendant le fonctionnement de moins en moins fluide[réf. nécessaire].

Concurrence avec Europol

Depuis le début de la construction européenne, en 1999, s'est constituée une structure exclusivement européenne : Europol, qui prend le relais du groupe TREVI, structure ad hoc créée dès 1976. C'est une organisation dissociée d'Interpol, née de la volonté des États européens de se doter d'instruments efficaces au sein de l'Union. Cependant d'autres facteurs ont contribué à la création d'Europol. Les États européens se sont opposés un certain nombre de fois aux États-Unis et ont fini par conclure à la nécessité de créer leur propre organisation, qui continue toutefois à collaborer avec Interpol.

Critiques

Interpol est accusé de servir comme un outil aux mains de certains États dans le but de traquer et d'arrêter des opposants politiques en dehors de leurs frontières alors que l'article 3 de sa constitution lui impose un principe strict de neutralité. Un documentaire de la chaîne qatarienne Al Jazeera diffusé le 12 janvier 2017 traite de ce phénomène en prenant notamment l'exemple de Bahar Kimyongür. Interpol répond qu'il s'agit de cas marginaux et que les personnes concernées par ces erreurs peuvent demander à la Commission de contrôle des fichiers d’Interpol (CCF) de rectifier ou de supprimer leurs informations[30].

Notice spéciale Interpol-Nations unies

En raison d'une opération contre Al-Qaïda et les Talibans, Interpol a édifié, dans le cadre de la « Notice spéciale Interpol-Nations unies »[31] et avec la collaboration des Nations unies, la liste des personnes susceptibles de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Fondation Interpol pour un monde plus sûr

La Fondation Interpol pour un monde plus sûr est fondée en décembre 2013 et enregistrée à Genève[32]. Selon Interpol, « la Fondation apporte son soutien aux programmes et aux activités d’INTERPOL tout en étant juridiquement et administrativement indépendante.Avec l’aide de son Conseil, de son Comité d’honneur et de son Organe de révision, elle sera à l’origine de nouvelles initiatives mondiales en matière de sécurité et veillera à la transparence en ce qui concerne l’affectation de tous les dons. »[33]. Le financement de l'organisation est questionné par un groupe de journalistes qui a enquêté sur le fonctionnement de celle-ci : la fondation aurait développé des partenariats et reçu des dons de multinationales du tabac ou de la pharmacie, d'institutions accusées de corruption telle la FIFA ou d'états tels les Émirats arabes unis[34].

Symboles et signification

Source : site officiel d'Interpol[35].

  • Le globe terrestre évoquant le caractère mondial de l’activité de l’organisation.
  • Les rameaux d’olivier, symbolisant la paix.
  • Un glaive placé verticalement derrière le globe, symbolisant l’action de la police.
  • Les plateaux de la balance symbolisent la justice.

Notes et références

Notes

  1. Laurent Lemire, « Edmond Locard, le Sherlock Holmes de la Rue Saint-Jean », Historia numéro spécial 35, « Les super flics de l’Histoire de France »,‎ mai-juin 2017, p. 78-83
  2. Géraldine Schwartz, « Les nazis ne meurent jamais », Le Monde, mardi 3 février 2015, p. 12.
  3. (en) Taiwan was an Interpol member as the Republic of China until 1984, when it was replaced by the People's Republic of China. Taiwan was offered an option to continue as China's sub-bureau under name "Taiwan, China", but as this could imply that Taiwan was part of the People's Republic of China, it refused and withdrew from the organization.
  4. Par intérim du 7 octobre au 20 novembre 2018.
  5. L'ancien logo est encore occasionnellement utilisé au sein d'Interpol.

Références

  1. a et b Interpol, « Vision et mission d'Interpol » (consulté le 1er janvier 2014)
  2. a et b [PDF] Interpol, « Rapport annuel 2016 » (consulté le 22 février 2018)
  3. a et b Le système des notices internationales « Copie archivée » (version du 15 mars 2014 sur l'Internet Archive), fiche pratique COM/FS/2012-02/GI-02, interpol.int
  4. « Histoire d'INTERPOL », sur interpol.int/fr,
  5. Marie Herbet, « Un ancien patron d'Interpol condamné pour corruption », sur Le Figaro.fr,
  6. a et b « Visé par une enquête en Chine, le président d’Interpol démissionne », sur RFI.fr, .
  7. (en) « China police official Meng Hongwei to head Interpol », Aljazeera.com, 24 novembre 2016.
  8. « Le président chinois d'Interpol porté disparu, la France "préoccupée" », sur Le Figaro.fr,
  9. « Disparition du président chinois d’Interpol : l’enquête menée à Lyon », sur Le Progrès.fr,
  10. [PDF] « Modification du Protocole d’accord entre l’Union africaine et INTERPOL », sur Interpol, (consulté le 22 février 2018)
  11. (en) « Order on Interpol Work Inside U.S. Irks Conservatives », sur NY Times, mis en ligne le 30 décembre 2009 (consulté le 24 novembre 2016)
  12. (en) « Official opening of INTERPOL's office of its Special Representative to the European Union marks milestone in co-operation », sur Interpol, mis en ligne le 25 septembre 2009 (consulté le 24 novembre 2016)
  13. « Pays Membre », sur Interpol.int (consulté le 22 février 2018)
  14. « La division des relations internationales »,
  15. Jean Chichizola et Cyrille Pluyette, « Le directeur d'Interpol a disparu », Le Figaro, 6-7 octobre 2018, p. 10.
  16. « L’Allemand Jürgen Stock élu nouveau Secrétaire Général d’INTERPOL », site d'Interpol, 7 novembre 2014.
  17. Disparition du président d’Interpol : démission, pots de vin, "en danger"… Le point sur l’affaire.
  18. http://www.interpol.int/fr/Centre-des-médias/Nouvelles/2014/N2014-037
  19. « INTERPOL creates new international alert notice », Interpol, Lyon, France, (consulté le 1er octobre 2013) : « INTERPOL already issues a series of colour-coded notices, including the famous Red Notice for wanted international fugitives »
  20. « The United Nations Security Council's request to Interpol to assist the UN's anti-terrorism fight », Interpol, (consulté le 1er octobre 2013)
  21. « Notices », interpol.int (consulté le 6 octobre 2017).
  22. Interpol, « Rapport annuel 2016 »
  23. (en) « Annual Report 2013 »
  24. (en) Luk Joossens et Anna B Gilmore, « The transnational tobacco companies strategyto promote Codentify, their inadequate tracking and tracing standard »
  25. Mathieu Martinière et Robert Schmidt, « Interpol : le lobby du tabac se paie une vitrine »
  26. « INTERPOL et l’industrie pharmaceutique lancent une initiative mondiale de lutte contre les faux médicaments »,
  27. (de) Mathieu Martiniere, « Interpol, die Lobby und das Geld »
  28. (de) Robert Schmidt et Mathieu Martiniere, « Interpol - Wer hilft hier wem? »,
  29. (en) Robert Schmidt et Mathieu Martiniere, « The smoke and mirrors of the tobacco industry's funding of Interpol »
  30. (en) « Interpol: Red Alert! », sur aljazeera.com, (consulté le 12 janvier 2017)
  31. « Special Notices : Interpol-Nations unies », sur Interpol.int (consulté le 22 février 2018)
  32. « Prenant en charge ses fonctions à la fondation Interpol, Murr brosse un plan antiterroriste en 7 points », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  33. « Fondation INTERPOL pour un monde plus sûr / Financement / À propos d'INTERPOL / Internet / Accueil - INTERPOL », sur www.interpol.int (consulté le 2 mars 2018)
  34. « Enquête sur les dessous sulfureux de la Fondation Interpol », Mediapart,‎ (lire en ligne)
  35. « Signes distinctifs », sur le site officiel d'interpol (consulté le 24 novembre 2016)

Voir aussi

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Bibliographie

Filmographie

Articles connexes

Liens externes