Mariage homosexuel

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Carte du monde
État des législations nationales concernant l’ homosexualité dans le monde :
Homosexualité légale
  •      Mariage reconnu
  •      Autre type d’engagement reconnu
  •      Mariage à l’étranger reconnu
  •      Reconnaissance limitée du mariage homosexuel au niveau fédéral, pas de reconnaissance au niveau des États
  •      Pas de reconnaissance des couples homosexuels
Homosexualité illégale ou réprimée

Le mariage homosexuel est le terme qui désigne couramment le mariage entre personnes de même sexe, reconnu par certaines législations (pouvant ouvrir des droits à l’ homoparentalité et à l’ adoption homoparentale) alors que d’autres n’autorisent le mariage qu’entre un homme et une femme.

Des mariages homosexuels ont été pratiqués par certaines civilisations dès l’ Antiquité. Or, durant les XIXe et XXe siècles, l’ homosexualité a été généralement criminalisée ou considérée comme une maladie mentale [N 1]. Depuis la fin du XXe siècle, l’évolution des sociétés et les revendications des mouvements homosexuels conduisent un nombre croissant d’États à étendre la reconnaissance légale de l’ union civile ou du mariage aux couples de personnes de même sexe. Cette extension concerne essentiellement le mariage civil, le mariage religieux restant hétérosexuel à de rares exceptions près.

Au 22 février 2018, vingt-cinq États lui accordent un statut légal (dont deux sur une partie de leur territoire seulement), la quasi-totalité d’entre eux ayant également légalisé l’ adoption par les couples homosexuels mariés.

Terminologie

Le bourgmestre Willy Demeyer célébrant un mariage à La Violette à Liège, en 2013.

Dans le langage juridique, on parle de « mariage civil » ouvert aux « personnes de même sexe » [1], [2]. Dans les médias, les termes couramment utilisés sont « mariage homosexuel » ou « mariage gay » [3]. Cette dernière expression peut toutefois être considérée comme restrictive car elle exclut « les lesbiennes, les bisexuels et les transgenres » [3].

Tout comme un mariage entre personnes de sexes différents, un mariage entre personnes de même sexe n’est pas juridiquement défini en fonction de l’ orientation sexuelle des membres du couple, mais en fonction de leur sexe. Il ne concerne donc pas seulement les couples homosexuels mais est ouvert, ainsi que ses conséquences juridiques [4], [5], à tous les couples de personnes de même sexe auxquels ne s’applique pas d’empêchement légal, et donc, par exemple, aux couples de personnes d’orientations sexuelles différentes ( mariage à orientations mixtes) [6], [7], [8], [3]. Selon glbtq.com et un rapport parlementaire britannique, considérer qu’un couple de personnes de même sexe est obligatoirement composé d’ homosexuels et qu’un couple formé par un homme et une femme est obligatoirement composé d’ hétérosexuels est une forme de discrimination à l’égard des personnes bisexuelles [9], [10].

En France, les mouvements LGBT+ et le gouvernement Ayrault préfèrent parler de « mariage pour tous » [3], [11], [12], terme considéré comme « impropre » par la sociologue Nathalie Heinich [13], voire comme « fallacieux », par le directeur de la revue Études, Pierre de Charentenay, le « mariage pour tous » n’étant en réalité pas ouvert « à tous » en France, puisque interdit dans certains cas, notamment aux personnes mineures et aux membres d’une même famille [14].