Mohamed Amimer

Mohamed Amimer
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Mohamed Amimer[1] est une grande figure du banditisme français, parfois surnommé « La Rolls-Royce de la cavale », « Momo l'élégant »[2] ou « le Grand Momo ». Il est connu pour plusieurs vols à main armée et est soupçonné d’association de malfaiteurs, d’extorsion de fonds en bande organisée, de séquestration, de trafic de stupéfiants ainsi que de destruction de biens par explosifs.

Biographie

Mohamed Amimer est né le 24 janvier 1959 à Noisy-le-Sec d’un père algérien propriétaire d’un café et d’une mère marocaine. Il grandit en Seine-Saint-Denis dans le quartier de la Boissière à Noisy-le-Sec. C'est un jeune homme ambitieux qui rêve de gloire.

Selon Le Figaro, Mohamed Amimer a été pendant sa période criminelle une « gloire du milieu »[3], d'après Europe 1, il fut une « figure » de la « Maghreb Connection »[4], d'après La Dépêche une « ancienne légende du grand banditisme parisien »[2], et pour Le Parisien et 20 minutes un « grand braqueur »[5],[6].

Débuts

Mohamed devient d’abord propriétaire d’une discothèque branchée prisée par toute l’Ile-de-France. Généreux, il rend sa discothèque accessible pour n’importe quelle clientèle peu importe le milieu social. Sa discothèque connaîtra un succès qui rendra Mohamed de plus en plus populaire dans le monde de la nuit.

Première condamnation

Âgé de seulement 20 ans, Mohamed écope de deux années d’emprisonnement pour conduite avec faux permis : le juge s'est montré très sévère, ce qui brise tous les rêves et les ambitions du jeune homme qui se voyait faire une carrière de footballeur. Cet emprisonnement le mènera à ne plus respecter les lois.Mohamed rêve de belles choses qu’il n’a pas les moyens d’obtenir. Le 23 mai 1994, Mohamed Amimer et cinq autres hommes, cagoulés, armés de fusils d’assaut et de pistolets mitrailleurs prennent en otage plusieurs personnes afin d’ouvrir tous les coffres et dérober 1,5 million d'euros en liquide au dépôt de la Brink’s. Puis ils s’enfuissent dans deux voitures volées[5].Amimer reste introuvable pendant deux ans malgré les nombreuses recherches.

Arrestation

Amimer est arrêté le 14 février 1996 et il est condamné à la cour d’assises à 16 ans de réclusion criminelle pour le braquage à main armée de la Brink’s.

Évasion

Le 25 août 2000, Amimer réussit à s’évader grâce à l’aide de complices. Les frères Hornec, ses amis d’enfance, sont soupçonnés de l'avoir aidé dans son évasion[7]. Avec un autre détenu, Dominique Delattre, il réussit malgré les nombreux tirs des surveillants à escalader le mur d'enceinte grâce à des cordes et des échelles installées par des complices déguisés en peintres près du bâtiment, et s´enfuit à bord d’une voiture volée[8].

Cavale

Il fuit principalement en Algérie[9] pour échapper aux services français.

Retour en prison

Après quatre ans de cavale, le bandit est interpellé. Il est incarcéré à la prison de Fresnes, mais dans des conditions beaucoup plus dures à supporter.

Le retour à la liberté et reconversion

Le 18 mai 2010, Mohamed Amimer est finalement libéré et retourne à la vie normale.

À sa sortie de prison, Mohamed Amimer décide de consacrer son temps à la réinsertion des détenus en organisant des spectacles et en venant en aide à des associations.

Procès de 2017

En septembre 2017, Patrick Musset et Mohamed Amimer se retrouvent tous deux à la cour d’assises pour une histoire de mégots écrasés près d’un coffre fort dans une banque parisienne 23 ans plus tôt et qui comportent leurs ADN. Musser et Amimer sont les deux seuls vivants parmi les accusés, Farid Sanaa et Stéphane Ley ayant tous les deux été tués dans les années 1990. Les deux anciens bandits disent ne pas se connaître et nient tous les deux leur participation au braquage de la banque Inchaupé en 1994 où 15,3 millions de francs avaient été dérobés.

Personne ne croît leurs dénégations, mais il est tenu compte que le temps a passé et qu'ils sont désormais réinsérés dans une vie sociale normale[3] : les deux ex-braqueurs sont déclarés coupables mais restent libres. Ils sont condamnés à cinq ans de prison entièrement assortis de sursis et à 100 000 euros d´amende chacun[10],[6].

Références