Pyrénées-Atlantiques

Pyrénées-Atlantiques
Blason de Pyrénées-Atlantiques
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionNouvelle-Aquitaine
Création du département (229 ans)
Chef-lieu
(Préfecture)
Pau
Sous-préfecturesBayonne
Oloron-Sainte-Marie
Président du
conseil départemental
Jean-Jacques Lasserre (MoDem)
PréfetÉric Spitz
Code Insee64
Code ISO 3166-2FR-64
Démographie
GentiléBéarnais et Basques
Population673 986 hab. (2016)
Densité88 hab./km2
Géographie
Superficie7 645 km2
Subdivisions
Arrondissements3
Circonscriptions législatives6
Cantons27
Intercommunalités9
Communes546

Le département des Pyrénées-Atlantiques (d'abord appelées Basses-Pyrénées jusqu'en 1969) est un département français situé à l'extrême sud-ouest du territoire de la France métropolitaine, dans la région Nouvelle-Aquitaine. Il tire son nom de la chaîne montagneuse qui le traverse au sud et de l'océan qui le borde à l'ouest. Il est subdivisé en trois arrondissements et sa préfecture est la ville de Pau. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 64.

Culturellement, le département réunit deux régions historiques : le Béarn avec Pau comme chef-lieu du département et le Pays basque français avec Bayonne comme ville principale[1].

Histoire

Le département a été créé sous le nom de département des Basses-Pyrénées à la Révolution française, le [2] en application de la loi du , à partir de la province du Béarn (incluant la Basse-Navarre), des terres du Labourd et de la Soule (qui relevaient de la province de Gascogne) ainsi que de quelques paroisses du Soubestre rattachées administrativement à la subdélégation de Saint-Sever. Le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule forment les trois provinces du Pays basque français.

Navarrenx fut choisie comme premier chef-lieu du département des Basses-Pyrénées (4 mars 1790), avant que la ville de Pau ne lui succède, le 14 octobre 1790[[réf. souhaitée].

On peut noter la présence de deux enclaves des Hautes-Pyrénées regroupant cinq communes dans l'Est du département.

Le département prend le nom de Pyrénées-Atlantiques par décret du [3] car les habitants du département trouvaient le terme de Basses-Pyrénées réducteur par rapport au département des Hautes-Pyrénées.

Au 1er janvier 2016 la région Aquitaine, à laquelle appartenait le département, fusionne avec les régions Poitou-Charentes et Limousin pour devenir la nouvelle région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Le département des Pyrénées-Atlantiques fait partie de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est limitrophe des départements des Landes, du Gers et des Hautes-Pyrénées, ainsi que de l'Espagne (communauté autonome d'Aragon, communauté forale de Navarre, communauté autonome basque). Il est bordé à l'ouest par le golfe de Gascogne ou de Biscaye (côte basque). La chaîne des Pyrénées traverse le département d'est en ouest du col d'Aubisque à l'embouchure de la Bidassoa.

Climat

Carte topographique des Pyrénées-Atlantiques.

Les Pyrénées-Atlantiques connaissent une variation d'altitude de près de 3 000 mètres entre les points le plus bas et le plus élevé.

On rencontre donc plusieurs types de climat. La température moyenne du département s'abaisse depuis les plaines jusqu'aux sommets les plus élevés, où il peut neiger à toute période.

La température dite normale est celle des plaines : elle est exceptionnellement douce. Le climat a plusieurs caractéristiques :

  • faibles écarts de température
  • douceur
  • fréquence des pluies.
Article détaillé : Climat des Pyrénées-Atlantiques.

Économie

Démographie

Il ne semble pas y avoir de nom particulier pour désigner les habitants des Pyrénées-Atlantiques. La partie occidentale est principalement habitée par les Basques et la partie orientale par les Béarnais, qui depuis la Révolution et la création du département partagent le même département. Cependant, de 1790 à 1969, les habitants étaient appelés Bas-Pyrénéens. Les Pyrénées-Atlantiques ont un taux de fécondité au-dessous de la moyenne française avec 1,7 enfant par femme[4].

           Évolution de la population  [modifier]
179118011806182118261831183618411846
-355 573382 575399 474412 469428 401446 398451 683457 832
185118561861186618721876188118861891
446 997436 442436 628435 486426 700431 525434 366432 999425 033
189619011906191119211926193119361946
423 572426 347425 817433 318402 981414 556422 719413 411415 797
195419621968197519821990199920062007
420 019466 038508 734534 748555 696578 516600 018636 849643 090
2008200920102011201220132014--
647 420650 356653 515656 608660 871664 057667 249--
Les données proposées pour les années antérieures à 2004 sont établies à périmètre géographique identique, dans la géographie communale en vigueur au 8 mars 1999.
(Sources : Insee, Population totale du département depuis sa création jusqu'en 1962[5] puis population sans doubles comptes à partir de 1962[6] puis population municipale à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Agglomérations urbaines

L'hôtel du département en contrebas du boulevard des Pyrénées à Pau.

Les Pyrénées-Atlantiques rassemblent 546 communes pour une population municipale de 667 249 personnes au recensement de 2014.

Au 1er janvier 2011, Pau est la commune la plus peuplée du département avec 79 798 habitants, soit 12,2 % de la population du département. Viennent ensuite trois communes de plus de 20 000 habitants (Bayonne, 44 331 - Anglet, 38 581 et Biarritz, 25 903, soit 16,6 % de la population), et sept de plus de 10 000 habitants (Hendaye, 15 976 - Billère, 13 343 - Saint-Jean-de-Luz, 12 960 - Lons, 12 304 - Orthez, 10 886 - Oloron-Sainte-Marie, 10 854 et Lescar, 10 030, soit 13,2 % de la population).

11,3 % de la population est rassemblée dans onze communes de plus de 5 000 habitants : Urrugne, 8 946 - Boucau, 7 801 - Jurançon, 7 037 - Mourenx, 6 998 - Ciboure, 6 864 - Cambo-les-Bains, 6 577 - Bidart, 6 296 - Ustaritz, 6 226 - Hasparren, 6 139 - Saint-Pée-sur-Nivelle, 5 865 et Gan, 5 481.

24,6 % de la population vit dans 79 communes comprises entre 1 000 et 5 000 habitants. Avec moins de 1 000 habitants, les 446 autres communes rassemblent 22,2 % du total recensé au 1er janvier 2011. Parmi les 40 communes de moins de 100 habitants, les trois communes les moins peuplées sont Mouhous et Ossenx (41 habitants) et Tabaille-Usquain (32 habitants).

Culture

Article détaillé : Culture dans les Pyrénées-Atlantiques.

Langues

Le français est la langue officielle, comme dans le reste du territoire français.

Les langues autochtones sont au nombre de deux : l'occitan (dialecte gascon/béarnais) et le basque.

Gascon/Béarnais
Limites linguistiques du gascon.
Signalisation bilingue en français et en béarnais à Etsaut.

Le gascon, langue occitane, est parlé principalement en Béarn où il prend le nom de béarnais, ainsi que dans plusieurs communes de la communauté d'agglomération du Pays Basque situées sur la limite linguistique : Montory, Lichos, Osserain-Rivareyte, Bergouey-Viellenave, Arancou, Came, Bidache, Sames, Guiche, Urt, Biarritz, Anglet, Bayonne et Boucau. La Bastide-Clairence, commune située dans la province basque de Basse-Navarre, constitue une enclave de langue gasconne en territoire basque. De par leur particularité linguistique, ces communes sont souvent qualifiées de nos jours de sharnègas en gascon ou xarnegu en basque (métisses en français).

Le gascon/béarnais est enseigné à ce jour dans l'Enseignement public et l'Enseignement catholique privé via le système de la parité horaire. Des écoles privées associatives, les Calandretas, proposent quant à elles un enseignement immersif.

Basque
La langue basque dans les Pyrénées-Atlantiques.

La langue basque est parlée dans les Pyrénées-Atlantiques dans ses variantes dialectales navarro-labourdine et souletine.

On la retrouve principalement dans les trois provinces basques de France que sont le Labourd, la Basse-Navarre et la Soule, ainsi que dans la commune d'Esquiule rattachée à la communauté de communes du piémont oloronais ainsi que au Béarn.

La langue basque est enseignée à ce jour dans l'Enseignement public et l'Enseignement catholique privé via les systèmes bilingue et immersif. Des écoles privées associatives, les Ikastolas, proposent quant à elles un enseignement immersif total.

« Villes et pays d'art et d'histoire »

Le département compte trois villes labellisées : Bayonne, Oloron-Sainte-Marie et Pau ainsi que trois pays d'art et d'histoire : le pays du Béarn des Gaves, le pays des Pyrénées béarnaises et le pays de Saint-Jean-de-Luz et Ciboure.

Autres distinctions

Cinq villages sont classés Les Plus Beaux Villages de France. En Béarn, Navarrenx et au Pays basque, Sare, Ainhoa, Saint-Jean-Pied-de-Port et La Bastide-Clairence[8].

De plus Navarrenx est considérée comme la capitale mondiale de la pêche au saumon.

Gastronomie

Le Béarn et le Pays basque français, offrent toutes les spécialités gastronomiques du Sud-Ouest :

Le Béarn a développé quelques spécialités :

  • la poule au pot ;
  • le tourin blanchi ;
  • la charcuterie béarnaise, très poivrée et souvent relevée à l'ail ;
  • le piment béarnais ;
  • le sel de Salies-de-Béarn ;
  • le Russe ;
  • la tourtière béarnaise ;
  • le garfou ;
  • les coucougnettes ;
  • le pastis bourrit béarnais ;
  • la pêche roussanne ;
  • les bonbons au miel de la vallée d'Ossau ;
  • les confitures et miels des Pyrénées ;
  • le jurançon, AOC vin blanc sec ou moelleux ;
  • le Béarn-Bellocq, AOC vin rouge ;
  • l'eau minérale d'Ogeu.

La sauce béarnaise n'a rien de béarnais puisqu'elle a été inventée en région parisienne.

Le Pays basque a aussi ses spécialités :

Quant au célèbre jambon de Bayonne, il est commun au Béarn et au Pays basque car il est préparé à proximité des marais salants de l'ensemble du bassin hydrographique de l'Adour. Le fromage ossau-iraty bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée, partage aussi cette appartenance commune basco-béarnaise.

On notera aussi le célèbre gâteau russe repris par Artiguarrède, à Oloron-Sainte-Marie et Pau.

Architecture

Les maisons

Articles détaillés : Maison basque et Maison béarnaise.

La vie sociale et politique des Basques s'organise autour de l’etxe, car seuls les chefs de famille propriétaires d’une maison assistaient aux assemblées du village. C’est l'élément initial d’intégration dans la communauté. L’aîné de la famille héritait de la maison.

Comme l’etxe, la maison basque, la casa (ou ostau) béarnaise est la pierre angulaire de l’identité de la famille. La hiérarchie sociale s'établissait sur la base de la « case » transmise avec l’ensemble des terres à l’aîné. La maison béarnaise est bâtie avec des galets du gave gris dans le mortier. Des tuiles plates ou plus fréquemment des ardoises sont présentes sur les toits. L’une des caractéristiques essentielles de la maison béarnaise est ainsi sa toiture : la pente peut atteindre 50°, ou même plus.

Au Pays basque comme dans le Béarn, les maisons varient selon les vallées, selon les aires géographiques.

Tourisme

Article détaillé : Tourisme dans les Pyrénées-Atlantiques.

Les résidences secondaires

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 13,4 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes des Pyrénées-Atlantiques dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Politique

Certains mouvements politiques locaux de l'ouest du département demandent la partition des Pyrénées-Atlantiques, et donc la séparation administrative en deux départements : le Pays basque français et le Béarn.

Administration

Article détaillé : Administration des Pyrénées-Atlantiques.

Le département comporte une préfecture, Pau, et deux sous-préfectures, Bayonne et Oloron-Sainte-Marie.

En ce qui concerne l'intercommunalité, le département compte 9 groupements de communes à fiscalité propre : 7 communautés de communes, plus une dont le siège est situé dans les Hautes-Pyrénées, et 2 communautés d'agglomération (la CA du Pays Basque et la CA Pau Béarn Pyrénées).

Jusqu'au , le département avait 26 communautés de communes et 3 communautés d'agglomération : la communauté d'agglomération de Pau-Pyrénées, l'agglomération Côte Basque-Adour et l'agglomération Sud Pays basque.

Notes et références

  1. Annette Jobert, Les nouveaux cadres du dialogue social: Europe et territoires, Peter Lang, 2008, 267 pages, (ISBN 9052014442), (ISBN 9789052014449), p. 60.
  2. Décret général sur la division de la France en 83 départements.
  3. Décret du 10 octobre 1969 portant changement de nom du département des Basses-Pyrénées, JORF no 243 du 16 octobre 1969, p. 10257, sur Légifrance.
  4. Gérard-François Dumont et Tuerxun Yiliminuer, « Recomposition très diversifiée des territoires. Les « quinze » France ». », Population & Avenir, vol. 4, no 724,‎ , p. 4-7 (lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info.
  5. Structure de la population du département de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  6. Structure de la population du département de 1968 à l'année de la dernière population légale connue
  7. Fiches Insee - Populations légales du département pour les années [ 2006], [ 2014]
  8. « Découvrez nos villages | Les plus beaux villages de France - Site officiel », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org (consulté le 3 juillet 2019)

Articles connexes

Liens externes