Résidence secondaire

Résidence secondaire dans les Alpes-de-Haute-Provence.

La résidence secondaire ou « occasionnelle » est, selon la définition de l'Insee, une habitation servant notamment de logement de villégiature à ses propriétaires ou locataires, ceci uniquement pour des périodes de courtes durées durant l'année (vacances, week-end, loisirs, etc.)[1] Elle se distingue en cela de la résidence principale qui est le logement habituel du ménage.

L'expression « maisons de campagne » désigne par exemple, les résidences secondaires.

Problème

Certaines personnes disposent de plusieurs habitations qu'elles occupent à tour de rôle dans l'année. Par exemple, une personne qui vit dans son appartement en ville onze mois de l'année et qui passe ses vacances d'été dans sa maison de campagne, dispose de deux résidences. La première est qualifiée de résidence principale et l'autre, de résidence secondaire. De même, une personne qui voyage toute l'année d'une de ses nombreuses résidences à une autre, ne disposera de fait que d'une seule résidence principale et de nombreuses résidences secondaires.

Histoire

Résidence secondaire de la fin du XIXe siècle à Plailly

Le phénomène de la villégiature naît au e siècle dans la grande bourgeoisie dont la maison de campagne, souvent un pavillon de plaisance qui suit le tracé des chemins de fer, est une extension de patrimoine, reprenant le modèle rousseauiste de la société de cour, les aristocrates vivant dans un hôtel particulier lors de la saison des visites appelée saison sociale (en) et retournent dans leur domaine en campagne fastueux en été puis utilisent les chemins de fer pour résider dans les stations balnéaires et thermales. Après le dernier grand mouvement d'exode rural qui a suivi la Seconde Guerre mondiale, le phénomène se développe avec le néoruralisme[2].

Usage

Longère rénovée à Belle-Île-en-Mer

Selon l'INSEE, outre les habitations de villégiatures, les meublés de tourisme loués (ou à louer) pour des séjours touristiques sont également classés en résidences secondaires. La distinction entre logements occasionnels et résidences secondaires est parfois difficile à établir, c’est pourquoi, les deux catégories sont souvent regroupées[1].

Résidences secondaires à Fréland

Depuis les années 1950, la quantité de résidences secondaires en France n’a cessé de croître. Aujourd’hui, ses 3 millions d’unités représentent 10 % du parc résidentiel national – ce qui, selon la presse financière française, est un record mondial. La maison secondaire est devenue un phénomène de société en croissance et en devenir, comme en attestent les statistiques de l'INSEE, les études sociologiques, et la multitude de presse et de sites Internet consacrées à ce sujet (Côté Ouest, Est, Sud, résidence-secondaire.fr). C’est un phénomène qui « concerne toutes les couches sociales, tous les milieux et tous les âges » selon la sociologue Françoise Dubost et qui, selon Jean Viard, colonise la campagne de désirs urbains, la transformant en « une zone d’habitat, de ludisme, de mémoire, et de production agricole. »

La multiplication des résidences secondaires et notamment la transformation de résidences à vocation principales en résidences à vocation secondaires est l'une des raisons de la flambée des prix de l'immobilier dans certaines régions et du manque de logements en France.

Les communes françaises ayant plus de 7 000 résidences secondaires

Ce tableau indique les communes françaises qui comptaient en 2008 plus de 7 000 résidences secondaires.

Source : Site du recensement de l’INSEE, chiffres au 01/01/2008.

VilleDépartementRés. secondaires
ParisParis84 609
AgdeHérault30 349
NiceAlpes-Maritimes27 663
CannesAlpes-Maritimes26 622
Le Grau-du-RoiGard18 238
AntibesAlpes-Maritimes17 360
La Grande-MotteHérault16 280
Saint-RaphaëlVar15 073
Le BarcarèsPyrénées-Orientales14 839
FréjusVar14 204
LeucateAude13 482
La Baule-EscoublacLoire-Atlantique12 488
Saint-Jean-de-MontsVendée12 426
Saint-Martin-de-BellevilleSavoie11 631
Les Sables-d'OlonneVendée10 989
Argelès-sur-MerPyrénées-Orientales10 856
MentonAlpes-Maritimes10 741
Saint-Hilaire-de-RiezVendée10 632
GruissanAude10 305
Saint-CyprienPyrénées-Orientales10 273
BiarritzPyrénées-Atlantiques9 409
Sainte-MaximeVar9 317
ArcachonGironde9 213
Le Touquet-Paris-PlagePas-de-Calais9 184
Chamonix-Mont-BlancHaute-Savoie8 865
La Tranche-sur-MerVendée8 794
HyèresVar8 400
CabourgCalvados8 133
Canet-en-RoussillonPyrénées-Orientales8 104
Le LavandouVar8 087
Villers-sur-MerCalvados8 058
RoyanCharente-Maritime7 969
Bourg-Saint-MauriceSavoie7 946
Cavalaire-sur-MerVar7 725
MegèveHaute-Savoie7 709
Mandelieu-la-NapouleAlpes-Maritimes7 655
CarnacMorbihan7 475
FleuryAude7 381
Six-Fours-les-PlagesVar7 370
MorzineHaute-Savoie7 324
Saint-Georges-d'OléronCharente-Maritime7 319
ViasHérault7 123
LyonRhône7 103
Lège-Cap-FerretGironde7 013

Belges possédant une résidence secondaire en France

Les Belges qui possèdent une résidence secondaire en France doivent payer un impôt en Belgique sur cette maison soit, si la maison est louée, en déclarant la valeur réelle de la location (Valeur locative), soit, si elle n'est pas louée, en déclarant la valeur locative cadastrale. Les deux valeurs doivent être diminuées des taxes foncières afin de ne pas être doublement imposées. Cette valeur peut être obtenue auprès de l'administration fiscale française.

Voir aussi

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Bibliographie

  • Françoise Dubost, L’Autre Maison : la « résidence secondaire, refuge de générations, Éditions Autrement, Paris, 1998
  • Sansot, Pierre L’Espace et son double, 1978
  • Didier Urbain, Paradis verts : Désirs de campagne et passions résidentielles, Éditions Payot, Paris, 2002

Articles connexes

Notes et références

  1. a et b Définition de la résidence secondaire selon l'INSEE (première occurrence de ce terme en 1946 dans la nomenclature de l'INSEE).
  2. Marc Boyer, La maison de campagne, XVIIIe-XXIe siècle : une histoire culturelle de la résidence de villégiature, Editions Autrement, 2007, 144 p.